Ses modèles suivent la tendance d'une saison plus assagie. Même sa palette de couleurs est plus maîtrisée, belle et délicate. Bleu pétrole ou nuit, marrons glacés, châtaigne, gris givrés, métallisés ou nuage, cuivres et ors mats, rouge saphir, vert émeraude : on est loin des fuchsia, citron, bleus flashy auxquels le couturier semblait jusqu'alors très attaché.
Bien sûr, aucun modèle de jour. Juste des robes grand soir, en mousseline, satin ou faille de soie craquante, parfois voilés de tulles, ponctuées de strass de perles ou de paillettes, mais sans overdose. Côté silhouettes, Elie Saab s'est penché sur l'histoire du costume : drapés antiques, tailles Empire, formes amples légèrement seventies, et bien sûr les fourreaux sirène. Efficace. Des robes de rêve, tout simplement.
La volonté d'Elie Saab d'occidentaliser sa clientèle est évidente. Et s'il continue sur cette voie, l'homme pourrait bien y arriver.
J'adore ses créations, c'est l'un de mes créateurs préférés



